Et revint la pluie.

On ne sait que faire du temps perdu.
Frappe massacre et tangue l'horloge. S'il fallait qu'on ne se fasse qu'un bien...
Et si nous n'étions jamais satisfaits ? Jamais heureux ou bien seulement dans un temps presqu'éphémère ?

J'en suis sur...
Et revint la dépression inutile, celle qui te frappe dans le dos alors qu'elle n'a aucune raison d'être présente. On regarde la cigarette, prête à tomber des doigts du sauvage-Phalange touche le ciel pour que Mère Nature t'enveloppe de son cocon lustré.

Ainsi soit-il ! Fasse que le monde achève notre destin.

Le parfum m'enivre pour que ne vive qu'en moi ce monde délectable et exécrable.

# Posté le dimanche 08 février 2009 16:43

Une boite d'allumette

*Et si on sortait de ce trou à rat ?*

Assez de silence, il n'y a que la montée en puissance qui gère les choses actuellement.
Rage, calomnie, mensonge, frustration.
Tout se terminera dans un bain de sang interne, quand nos cerveaux termineront par manquer de neurones.
Fin du temps et de la braise d'un feu.
Montée comme on ne l'a jamais vu. Sensation grandissant qui donne l'envie d'en finir. Je veux en finir avec tout ça. Pas de la manière du japonais qui n'a pas compris Horace.
Il suffit, soufflons les bougies dans un air triste pour que l'on comprenne que les différences existent au sein de notre Mère déchéance. Notre Mère famille.
On se souvient des regards incertains, on se souvient des mémoires des autres. Inflige des dégats au cheval de feu pour que son brasier ne fasse que grandir, comme notre avenir maintenu dans une boite sans fond.
Sentons donc le parfum musqué de la vie, cette vie qui reste dans un trou renfermé.
Assez d'attendre que les paroles viennent.

J'irai creuser à la racine des problèmes pour que cet Enfer puisse voir le jour.

# Posté le dimanche 01 février 2009 14:12

L'impasse

Rejette tes sucs dans mon sang pour mon hémoglobine soit en fusion.
Que j'aime rire sous la Lune pâlissante, une cigarette à la bouche.
La sueur me noie; La salive m'étouffe; les larmes me brûlent.
Que choisir dans la pire situation. Je ne demande rien.
Je ne veux rien.
Juste vivre.
Et que tu sois comblée.

Mais je n'ai que ce choix: Ta vie ou ma vie.
Et mon altruisme me ronge.

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 17:21

Frottons nous les mains et embrassons l'air le plus pur

Le monde le plus pur n'est pas blanc.
Il est incolore et n'a pas de nuance.
Et cette incolore sans nuance n'est pas présent dans cette caverne qu'est notre système.
On creuse mais pas vers le sommet, on va dans le centre, le c½ur de la terre, un endroit qui va lui procurer le mal le plus infect.

Brisons donc les barricades qui sont censés protéger l'esprit des hommes pour choquer et provoquer. Dans le bon ou le mauvais sens, pour que le monde soit ouvert, pour que les hommes de la caverne commence à creuser dans plusieurs parois pour grimper ou descendre.
Le haut de la montagne, cette espèce d'espèce n'est pas l'impasse. Mais nous ne sommes pas partis pour ce chemin. Alors sortons de cette caverne et traversons là sur son flanc. Pour cela, il faudrait déjà prendre son courage et gravir les espaces infranchis jusqu'alors.

Brisons les barrières mentales.
Jouons, mes amis, jouons, plaquons toute notre ancienne vie pour voyager, marcher le long des rivières, c'est simplement garanti. Si l'un se perd en route, c'est un certain drame mais la vie n'est pas terminée.
Pour atteindre ce sommet, il faudra bien des périls et de longues années.
Au diable la gloire, au diable la monnaie et la peur.
Nous emprunterons et nous rendrons, nous ne sommes pas fous.
Au diable la propriété, le commerce et le despotisme visuel.
Nous voyagerons et nous voguerons, nous ne sommes pas des statues tristes sans libertés.

Brisons les vagues et atteignons les rives lointaines.
Nageons jusqu'à ce que nous ne puissions plus nous aider de nos bras. Sur certains accords- de sol ou de si; sur certaines limites, même, nous ne devrions pas nous faire stopper. La liberté a certes un prix mais il faut l'avouer, elle sauve la vie. Nos vies. Les ancêtres nous diront que nous sommes fous mais il faut qu'un jour, comme ils ont pu avoir ce droit, ils acceptent les choix de chacun.
Fonçons comme nous n'avons jamais foncé, gravissons comme nous n'avons jamais gravi.
Aux ordures les préjugés, les couleurs et les nuances.
Respirons ce que la nature nous offre et mangeons ce qui nous passe par la main.

Néandertal avait raison et Lucy n'est pas née pour rien.

Sentons notre adrénaline nous parcourir, vivons comme nous n'avons jamais vécu avant qu'une pierre de la caverne ne nous tombe sur la tête et nous efface en nous affessant, affermissant le besoin de supériorité. Mais si une personne tombe d'un pied maladroit ou d'un obstacle qui nous barre, serrons nous les mains pour que chacun puisse être relevé lorsque le Malin nous attrape par le col. Cette caverne, ce monde n'est pas notre sépulture, mes amis, elle ne sera pas notre caveau. Et il nous faut faire sortir le plus de monde de ce trou qui manque de plus en plus d'oxygène, recouvert de cette air non-inhalable du matériel. Salvatrice, c'est une guérison de temps à autre. Mais de quoi avons nous besoin lorsque nous avons l'eau, l'oxygène le plus pur, la liberté et l'amitié ?
Non, les hommes les plus hauts ne sont que élevés par des chaises préfabriquées par un or qui n'a plus d'éclat.
Non, les humains ne sont pas les jouets maintenus par les ficelles d'un temps perdu et des mains les plus moites.
Nous sommes les enfants de nos pères, ceux qui nous ont instruit et aidé à vivre. Si chacun a un passé dur, qu'il le jette pour que le vent de l'avenir balaye les feuilles du présent. Et nous ferons un grand feu de ce tas de feuille morte pour que coule dans nos coques de fruit le liquide le plus limpide qui soit, l'ambroisie de la plèbe, la liqueur de jouvence de la fraternité.

Nous ne sommes pas les esclaves mineurs que nous devrions être. La culture ne se trouve pas sur une toile mais dans la culture des êtres vivants qui arpentent ce monde, qui restent bloqués dans cette caverne infinie. Nous ne sommes pas définis par une carte de n'importe quelle couleur, ni d'une marque de n'importe quel type, ni d'une voiture de luxe. La pire des camionnettes suffit à des braves êtres humains à traverser un désert. Pourquoi nos jambes et nos pires possessions ne pourraient pas nous aider à avancer encore plus loin ?
Nous ne sommes pas paranoïaques ni fous à lier. Mais si on l'était véritablement, il faut que ces fous puissent s'échapper et en finir. Nous n'avons ni laisse, ni collier et si nous en possédions, ce ne serait que par pure envie. Lâchez vos chiens si vous le voulez, nous les rééduquerons pour qu'ils soient ce qu'ils doivent être vraiment.
Nous ne laisserons que des traces de notre passage dans les esprits et nous lirons les écritures des anciens à leur source, là où nous pourrons voir les plus belles choses.
Nous ne lâcherons pas la vie que nous voulons avoir. Car la vie d'un homme n'est pas calculée par sa rapidité à recharger une arme ou bien son compte dans une banque.

La vie n'est pas un objet. L'homme non plus. Et quelque soit les aléas, quelque soit l'être vivant, il n'est pas objet d'une attraction quelconque.

Nous ne sommes pas des gourous ni des zoulous. Nous ne sommes pas la voie d'une sagesse ou d'une vérité. La vérité est propre à chacun car elle n'a pas la même impacte quelque soit l'Homme. Nous ne savons pas ce qu'est Dieu et nous nous en fichons car les seuls maîtres que nous pouvons avoir font partis de nous: Nos peurs, nos espoirs, nos désirs, nos envies, nos plaisirs, nos goûts. Et rien ne pourra nous dicter nos choix. Nous n'aurions pas de choix si nous n'avions pas de bien.

Non, je ne suis pas fou, je n'écris aucun traité, je n'écris pas de philosophie.
Ce n'est qu'une gravure que je tente d'imprimer en haut de cette caverne pour que chacun puisse poser un ½il vers le sommet.
Voyez moi utopiste ou effrayant de délires mais rien ne m'empêchera de crier au monde les pires horreurs tout en montrant ce que le système nous fait rater.
Voyez moi cadavre d'une chose indécise, voyez moi dépressif dans une société où je n'ai pas trouvé ma place. Mais au moins, pour me voir, regarder dans ma direction.

Il n'y a rien de pire pour changer un être humain que le jugement sans réflexion.
L'homme a besoin de voir les fondements les plus lointains de notre monde comme nos ancêtres humanistes. Sauf que là, nous n'avons rien pour se faire agripper, protégeons nous l'esprit par notre volonté, notre simple volonté.

"Je connais les règles mais les règles ne me connaissent pas."- Eddie Vedder

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 13:48

Into the [...]

There is a land, I'm sure
Where the people could go
Foreward where the West seems to be nowhere

I'll go to Mexico,
Where I could live my dreams
Take the Montgomery way
To escape myself on the North

Don't look at them
Don't look at your TV
Your phone, your car and your weakness

Smell that smelly smell
And give it away
Let the wind blow on your mind

I'll go to Peru
Take the Quetzalcoalt
Where I should be born
______________
A flower on the floor
A lady who wait
Be a junky all your life
______________
I'll go to Alaska
Ride the valley
Come on and let you being young

I wanna be free
To taste the organic fruit
Come on and let you being young
_____________

There is a land I'm sure
Where the people die
Foreward on the Elephant' graveyard

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 11:01

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 11:51