Syndrome dissociatif

« Je n'ai pas de nom, j'ai tous les âges, le fluide éternel qui coule dans mes veines ; de l'or ; je vois ce que vous pensez, j'ai un troisième ½il qui tourne dans mon cerveau. Je sais que vous voulez m'appauvrir, comme les totems qui hurlent, mais vous ne m'aurez pas car je sais me liquéfier. »

Moi marche plus vite que le temps. L'ombre s'affaisse, personne ne peut me (r)attraper. Comment ? Face à mon miroir, cet immaculé sans couleur, histoire de.
Qu'avons-nous à en faire ? J'ai mes miens, mes seuls biens. Le reste n'est qu'obsession. Matériel, terrible thérapie tangible. Comment ? Allons donc... Face à face, Pile à pile, garnement des égouts, j'aime la pluie. Acide assoiffé, astre transcendant. Même mon moi meurt mollement mais maladroitement.

Hercule frappe l'horloge du plat de la fourche- Amen. Pas d'envie en vue, rien de concret et aucun souhait: Voilà le résultat de l'équation pour un pauvre type qui n'a pas d'avenir.

# Posté le mercredi 22 avril 2009 12:18

Modifié le mercredi 22 avril 2009 17:38

Les anges nagent au Paradis. Dans ces doux crépitements, ils aiment à se sentir vivre dans des nuages de cotons, dans des mers de blancs immaculés, sans taches, sans tâches, rien de plus. Tandis que le Malin danse sur Terre à lever les humains les uns contre les autres. Les astres communiquent dans la terreur mais rien des êtres du bonheur ne fait de geste. Le néant sera le résultat de l'équation des chérubins possédés par Belphégor.

Je me souviens, quand l'horizon était plaqué au loin, le remoud de la mer. Le reflet de la Lune pourpre, les vagues de mort. Quand des limbes abyssales jaillissaient le Cthulhu, arrachant les lambdas de leur navire. Je me souviens, la Jalousie prendre les humains pour les asperger d'un torrent de lave.
Le souvenir d'un marin. Et quel marin... L'audace, l'éloquence...
Et quand un marin s'envole vers la mort, il navigue aux plus profondes eaux pour appartenir aux âmes perdues des trépassés. Au diable la calomnie, l'orage et le courroux des dieux. Du moment que le bahut luit d'eau poisseuse, que la proue tangue et que le navire flotte, nous serons dans les bras de nos mères.

Carreau brisé dans l'antre de la Bête.

# Posté le dimanche 19 avril 2009 08:22

Dingue de la Lune. Horloge miroitante.

Les aïeux nous disaient d'être sage. Sage...
Mon ombre s'envole vers d'autres espaces, d'un coup de brique dans le crâne. D'où viennent-elles, ces pulsions ? Seigneur, Toi qui n'es pas, comment peut-on en sortir ?
"Libère toi de tes chaînes mentales..." Et ma langue déliée ne fait que remuer des jérémiades sans consistances.

Accorde toi le bien. Accorde toi le tout.
Face au ciel azuré, face au Nous.
Proche d'une vie éternelle, tu souhaites marquer les âges en inscrivant sur le mur des prophètes les écritures d'un sage saoul et lubrique. Ce n'est plus du sang, c'est une haine liquide qui parcourt ces veines bleues.

Dans le Pandémonium s'agite les étoiles, le Phantom Land n'est plus qu'une simple illusion, un marécage creusé dans le néant. Une boue moite s'emboite sur cette moue qui boite. Tu n'as plus de visage, tu n'es plus.
Toi, moi, eux, ceux, ci, non, leurs paroles ne sont que l'air projeté par des poumons qui n'ont plus rien à donner.
Crois-tu en ce genre de choses ? Des sentiments inconsistants, des pensées mièvres, un corps sans expression, un talent libidineux que tu souhaites partager.
Les oreilles sifflent, les bouches hurlent, les doigts se craquèlent, l'odeur est forte et les images ne me montrent aucune envie de ce monde sans avenir. L'avenir...

Invention des hommes pour recréer l'espoir dans le monde. Crise absente arabe. L'égyptienne sur son train qui chante l'espoir d'une vue invisible à son fils. Egyptienne, nullement. Mais elle hurle de malheur. Le malheur de n'avoir aucune vie plus loin. Son seul désir: faire vivre les autres.




Un monde enchanté s'ouvre à nous. Chacun son domaine, chacun sa voix et sa croix.
Les plantes n'existent pas, l'oxygène et l'eau ne sont plus vitales, seulement là pour nous faire du bien. Inhale alors le parfum, jouis d'un monde qui n'est pas le tien, ni même le mien. Tout est blanc, et noir. Tout est ombre, et lumière. Tout n'est que forme et silhouette. Tu ne me reconnais pas ? Moi ? L'être pendu à son ombre ?
Dingue de la Lune. Horloge miroitante.

# Posté le vendredi 03 avril 2009 19:15

Datura est son nom

J'ai été un enfant comme les autres, frappant de mes mains mes tempes engourdies. Je n'aimais pas l'Homme pour ce qu'il était, ayant été longtemps un de ses martyrs non récompensés. Je ne comprenais pas le Christ qui avait été en fin de compte béni par tout de souffrance. Pourquoi alors n'ai-je pas été gracié, moi qui ai tant enduré ? Aucune réponse, aucune solution, aucun réel problème alors.
Puis j'ai voulu vivre dans une autre époque pour me détourner de ce monde. Je me créais un véritable univers sans attache. J'ai commencé à aimer.
Puis vint de véritables êtres humains. Ce genre de gens qu'on ne croisait pas avant que l'on soit réellement "né".

Les choses changèrent.
J'étais loin de mes étoiles qui me réjouissaient alors j'ai dû chercher là où le bonheur m'attendait. Dans les plus petites choses.
Craquer une feuille morte entre mes doigts, sentir l'odeur des fleurs et voir la rosée sur elles, entendre le papier de ma cigarette se brûler, admirer le pétale incandescent que celle-ci ouvre quand la flamme est portée vivement sur elle, admirer la courbe changeante des hanches féminines et caresser les plus belles chutes des reins.

Le bonheur peut être partout. Et infini.
Il suffit de le cueillir.

Vivre au jour le jour et donner un coup de front kick à sa mauvaise conscience. Impossible à faire parce que l'on a peur de faire du mal à ceux qui nous sont chers. Pourtant, les envies sont grandes.
Bloqué par les chaines d'un monde engrossé par de la pourriture, un mort-né, c'est pas comme ça que notre bulbe va émerger. Ainsi les choses ne sont appréciées que quand elles sont connus dans leur plus profond fondement. Ainsi soit-il, je ne connais rien de la vie mais je l'apprécie déjà ainsi, à être utopiste, à chercher la solution à un monde meilleur.
Un monde où l'on aurait un langage pour tout décrire comme on le souhaite, un monde où les armes n'auraient pas de connotations guerrières, un monde qui n'aurait pas besoin de psychotropes pour se sentir vivre, un monde où l'Homme marcherait sans se soucier d'un lendemain impossible à supporter pour continuer de vivre un supplice.

# Posté le mardi 24 mars 2009 17:58

Duo

???-> Nate, Balmung, Devandra, Lumière de Raison, Inconnu, Lewis, Zapan, ???

ou

???-> Nate, Balmung, Devandra, Lumière de Raison, Inconnu, Lewis, Zapan
+

???-> ???



Voilà la libération.
Voilà l'entendement.
Je me suis réconforté et à la fois attristé par cette nouvelle. Une nouvelle recherche ? Un cocon qui germe ? Il faut y réfléchir et que Lumière m'apporte la sienne.
je sens que cette découverte peut s'avérer désopilante...

# Posté le lundi 16 mars 2009 14:13