-Tiré-

Broken Cowboy se pend sur un rythme incessant.
"Silence" dit-il à la cravache sans talon.
Nihilisme susurré sans retour d'acide
Rien à foutre, l'Ennui me plombe.

# Posté le lundi 25 mai 2009 14:27

Eddie m'quitte, verdure opaque.

Ca cogne sur les vitrines. Les yeux sont éb(ahi)louis par les ondes massacrantes d'une âme infortunée.
Les gens parlent bien, certes, mon peuple cause. Mais à jamais, Paris la Mort, une dernière danse pour une dernière douceur.
Car j'ai envie que tout le monde baise et crève, que les larmes coulent, que la gangrène choppe les faibles et que la lèpre ravage les forts.
Ce plaisir gâché par la rage qui nous ronge.

Adieu la terre promise. En face de moi s'étend ce qu'il y a dans l'outre-Pandémonium: Terres désolées craquelées par le métal qui perfore le monde, un air de cendre et des obélisques qui s'envolent dans le ciel brisé par un obscur voile.
A jamais, à jamais. Je ne peux plus supporter ça. Cette rage de vouloir le bien alors que le désir n'est que mal.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 13:30

Le jour et la nuit, je me morfond

Je nage au paradis, à la recherche de sourires retournés
Mon canif sur la ceinture, l'atout-outil
Le sort accomplit, le fil liquide s'agrandit
Langue de serpents, aura détroussée
J'inspire, j'aspire et j'expire
Tous ces cyclopes s'arrangent
Je cavale vite et j'vole mon orange
Mes lèvres rejoignent les saphirs

Meilleur règne, Brutus est mangé par la mouche
Séquestration facial (orage échangé)
"Tout ton monde te l'a dicté"
L'ennui m'agrippe et trouve ça louche

Contre tous les seins crèvent tous les sain(t)s
Fracture testé, Texture froissé
J'préfèrerai toujours crever avant les miens
Face à l'éclat de l'été
L'paradis s'foule et tu t'annules
(Tout comme) crocodile qui fabule
Voit la fraicheur de mes baisers
S'faire la malle aux maisons closes
Histoire d'partir à la bonne cause
'Suffit qu'l'bon Dieu paie ma liberté

Frappe moi d'ton flingue, ma bécane dégueule.

# Posté le jeudi 21 mai 2009 18:21

Hé ! Est-ce que j'ai une gueule à sourire ?

J'suis paumé.
Dans les lymbes d'un labyrinthe, comme un athlète olympique insomniaque. Qui se morfond dans son p'tit monde flétrit.
Et même quand les lumières de la joie perce, je n'peux m'empêcher d'être écrasé par les souffrances des miens.

J'aimerai dire Adieu. L'Ennui me guette.

On court vers l'infini, on avance. Mais à quoi bon ? Il n'y a pas de réel futur, il n'y a qu'une illusion de bien être pour atteindre un halo obscur, un puits sans fond. On y peut rien car il n'y a rien du tout.
"C'est pas la fin du monde, voyons."
J'suis paumé.
Hé ! Est-ce que j'ai une gueule à sourire ?

# Posté le dimanche 17 mai 2009 15:47

"Derrière... Tu verras les flammes d'un passé douloureux. Accepte cette chaleur et ce feu deviendra divin."

Étouffe moi. Resserre moi. R'étreins moi.
Les spectres causent d'une liberté perdue. Sur cette épaule aux pleurs, ce visage é(c)lectrique se fond de formes falsifiées. Chacun y voit ce qu'il veut, hormis la douleur.
De lourds pas fracassent le sol. Est-ce moi ? Sont-ce les autres ? Que dis-je, rien d'approprié.

Fracasse ton image pour faire apparaître aux autres la véritable plainte. N'est-il pas mal de se sentir heureux ?
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# Posté le mercredi 13 mai 2009 14:58