Paupière-papillon

Là dans mon cloaque moite, j'vois un ivrogne titubant m'balançant un regard torride, à la recherche d'une autre bouteille de whisky. C'est beau, il tombe, il se sent affaibli. Vint la suite des choses qui bougent, des bourdonnement, des coups fourrés et d'une jeunesse perdue.
Le voile se ferme, rideau annonçant la venue de la nuit.
Échappatoire délirante, smashant la veuve et l'orphelin. C'est paranoïde, c'est condensé ? Ange de LaNuit.
On s'souvient d'la fin. L'oiseau bleu nous appelle.
"J'étais v'nu voir mon frère et en entrouvrant la porte, j'n'ai vu qu'un traitre. C'est malheureux et triste mais j'ai que dalle d'autre à proposer. T'entrevois le mal ? J'sais pas..."
On va brûler des baraques, on en a b'soin, cramer des autos et agiter des bras pour qu'on s'montre au grand jour. Face à un ciel réfléchissant les paroles, ignorant les plaintes et la faim. Grandir sous une serre refroidissant.

Tourne-toi, beauté.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 14 juin 2009 23:17

Déposer une carte sur une autre, voiler sa destiné.

"Crois en ma vieille expérience."
J'ai dû apprendre quelques rudiments de la vie seul.
C'est quoi ce monde de fou ?
La secte a converti Marie pucelle, je n'ai plus rien à dire. Nous ne sommes pas là, plus là pour la voir comme elle était avant, cette belle et sainte vierge, avec son caractère, sa vie, son monde. Fais parler tes poupées, fais parler ton monde. Cette belle boule de tissu dévorée par ces chiens haineux, par cette gale qui te ronge la peau et ton encéphale. Pourquoi n'y ai-je pas eu le droit ? J'aurai pu voir pire, ta déchéance comme le p'tit Jésus devenu diable qui était à tes côtés, souffrant du même mal. Pourquoi maintenant ne vois-je en tes iris que le vide qui avant était ta substance ? Pourquoi est-ce que ton image se fait de plus en plus trouble ? Seraient-ce mes yeux couverts d'humeur qui m'aveuglent ? Tu m'es étrangère, Pucelle.

J'n'ai pas perdu mon Dieu, mon père. Heureusement.
Sinon, j'aurai été le pantin de l'impotence. Adieu, ma Mère. J'espère un jour voir un sourire heureux sur ton visage qui t'a été dérobé par cet usurpateur de pensées.

# Posté le mardi 09 juin 2009 16:24

Ghost in my sono

Encore un rêve sanglant. STOP
Tout foutre en l'air. STOP
Car rien ne va mieux. STOP

Plus envie d'aller voir les gens. STOP
J'veux qu'ils viennent un peu aussi. STOP
Encore une autre cigarette. STOP

# Posté le dimanche 07 juin 2009 15:39

Non, ça ne va pas et toi ?

"J'vois la vie en rouge et j'fume trop de cigarettes, tu vois ? T'sais, j'aimerai dire à tous ces connards que je les hais, que j'aurai aimé leur soutien à un moment comme j'ai pu leur donner le mien mais mon boomerang n'a pas l'air de revenir. Tant pis, moi j'dis. J'regrette pas mal ces crétins qui s'bousillaient au crash test dans les années 70 ou ils disaient que le LSD était une expérience qui t'changeait ta vie à jamais, qui t'faisait tournoyer dans le monde et qui te révélait la vie. Mais bon, c'est terminé, quoi, faut plus abuser.
Ouais, l'ennui m'bouffe aussi de l'intérieur. Et c'est dans ces moments qu'j'veux planer à balle, qu'j'veux être autre part. qu'j'veux m'balancer par une fenêtre pour être vivant puis mort. Putain, j'en ai ma claque que ça soit moi qui fasse auto-bouger ma vie. Pourquoi les choses ne viennent pas aussi comme ça, histoire que l'on ait un peu d'surprises ?"
-Balmung

Dans les pensées du maniaco-dépressif, j'vois des larmes d'encre couler le long des pages.

# Posté le lundi 01 juin 2009 17:07

Si ce n'était que la chute qui était dure à supporter...

Boite envoyée à la mer. On a beau l'apercevoir, personne ne veut regarder son contenu- bras croisés, air insouciant. Nerfs lâchés, historique de ta vie. L'oubli est ressenti sur chaque mot, l'insaisissable ne le sera jamais.

Rien ne pourra arrêter ça, personne ne nous choppera, personne ne sera là car...
Calomnie.

"Tout tourne dans le vide où je tombe. Le sol, le ciel, je ne vois rien à part ces miroirs autour de moi qui revête à mon visage cette lueur du Parieur. Je ne vois que lui, ce Parieur qui porte mon masque. Entouré par ses deux trous noirs, je ne puis m'orienter. Je te ressens en moi, Zapan. Même si j'entame ma déchéance, tu es partout. Tu aimes le mal. J'aime le mal. Car je suis toi comme tu es moi. A jamais. Les deux extrêmes se tendent la main, à chaque fois, dans tous les cas. Je te ressens en moi, Parieur. Le temps n'est même plus précieux dans les limbes dans lesquels mon optimisme se perd. Où vais-je ? Le haut ? Le bas ? Rien n'est distant. Nihilisme des deux rives.Et pourtant, la seule chose que mon c½ur désire, c'est que tu m'accordes ta délivrance, mon cher Moi, histoire que je puisse me rattraper même si mon âme s'imprègne totalement de ta substance. Car je désire vivre. Tout ça parce que je ne veux quitter ma fiancée qui me tend la main dans le besoin de ma propre vie. Et ces échappatoires se font rares. Je te ressens en moi, Ego. Où vais-je ? Le haut ? Le bas ? Qu'importe car le doigt froid de la fatalité m'attend pour me sauver.

Je ferais tout pour qu'elle soit là. Cette Lady, ce dé... Ce Moi en Elle."
-Nate

J'me vois, m'barrer au loin pour ne plus avoir une once de responsabilité, à 200KM/H sur la mauvaise piste, chevauchant une énorme bécane pétaradant dans l'noir, se fondant dans l'obscurité, fonçant à NowhereLand.

t.A.t.U.- Not gonna get us

En photo: Lewis
Par Laurent Mongin
Si ce n'était que la chute qui était dure à supporter...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 30 mai 2009 22:19

Modifié le dimanche 31 mai 2009 09:33